Les jeunes chercheurs ne voient pas la vie en rose

En 2003 éclatait en France un mouvement inédit de protestation chez les chercheurs, pourtant réputés jusque-là pour n’être qu’une communauté animée par des intérêts trop divergents, entre disciplines, pour trouver une voix commune. Ce mouvement s’élevait contre la réduction de plus de 500 postes et leur remplacement par des contrats à durée déterminée. Il attira l’attention de la presse sur la situation de la relève de la recherche française de demain, caractérisée par une forte précarité. Plus récemment, le gouvernement actuel et la ministre Valérie Pécresse ont veillé à montrer leur intérêt pour la question en annonçant une hausse du budget de la recherche et en commandant un rapport qui leur est spécifiquement dédié. L’intérêt pour les jeunes chercheurs semble donc relativement récent et encore modeste.

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