Mutualisation de la R&D, l'Europe peut aller plus loin

La mutualisation de la R&D est une pratique très fréquente pour mobiliser la variété des compétences et les moyens financiers nécessaires et stimuler la créativité face à la concurrence mondiale ; quasi-incontournable pour les entreprises et structurante pour les organismes publics, elle est devenue très présente dans les politiques françaises et européennes de soutien à l’innovation. Les modes de mutualisation varient grandement et l’effet de taille couramment invoqué ne semble pas être la seule clé de l’efficacité. L’intégration réelle des équipes et la qualité de la maîtrise d’oeuvre de la coopération, vrais défis dans la pratique, méritent d’être étudiées.

 

De même qu’il est nécessaire de s’interroger aussi sur la mesure de l’efficacité attendue, la nature des partenariats, des régimes de propriété et le type d’intégration possible en situation de concurrence, certains acteurs poussant jusqu’au modèle limite de l’open innovation en privilégiant la promotion de standards. Des questions sont formulées pour ouvrir le débat sur ce sujet clé pour l’efficacité des politiques de compétitivité.

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Comment faire aboutir la réforme des doctorants-conseil?

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Le système d’innovation français souffre d’un mal chronique : la difficulté à valoriser et insérer efficacement ses doctorants. Cette difficulté devait en partie être levée avec la création du statut de doctorants-conseil, mais la réforme est un échec en raison d’une méconnaissance des spécficités du monde économique. Trois actions devraient lui permettre de rencontrer le succès escompté : une modification du contrat des missions de conseil, une action volontaire de structuration et de valorisation des compétences des doctorants et l’autorisation pour les allocataires de recherche de cumuler un second revenu en sus de leur revenu lié à leurs actions de recherche.

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Pour des premiers cycles d'excellence

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Les universités ont besoin d’attirer des étudiants à fort potentiel, il leur faut pour cela recréer des premiers cycles d’excellence. C’est une nécessité pour le bon fonctionnement  des universités et le bon fonctionnement social. Après le baccalauréat, pourquoi l’excellence devrait elle être cantonnée aux classes préparatoires conduisant aux grandes écoles ? Certaines évolutions récentes rendent possibles la mise en place de filières d’excellence en premier cycle dans les universités.

De tels premiers cycles d’excellence, proches de ceux qui existent dans les grandes universités étrangères, seraient pour les bons étudiants des lycées une alternative intéressante aux classes préparatoires. Ils seraient un complément nécessaire au « plan Licence » récemment annoncé et dirigé avant tout vers la réussite du plus grand nombre.

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Les jeunes chercheurs ne voient pas la vie en rose

En 2003 éclatait en France un mouvement inédit de protestation chez les chercheurs, pourtant réputés jusque-là pour n’être qu’une communauté animée par des intérêts trop divergents, entre disciplines, pour trouver une voix commune. Ce mouvement s’élevait contre la réduction de plus de 500 postes et leur remplacement par des contrats à durée déterminée. Il attira l’attention de la presse sur la situation de la relève de la recherche française de demain, caractérisée par une forte précarité. Plus récemment, le gouvernement actuel et la ministre Valérie Pécresse ont veillé à montrer leur intérêt pour la question en annonçant une hausse du budget de la recherche et en commandant un rapport qui leur est spécifiquement dédié. L’intérêt pour les jeunes chercheurs semble donc relativement récent et encore modeste.

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Erasmus puissance 10

La mobilité étudiante est désormais un enjeu économique majeur. Avec Erasmus et le LMD, l’Union européenne s’est offert un ticket d’entrée pour ce nouveau jeu global. Saura-t-elle se doter des moyens nécessaires pour continuer à jouer ? Pour cela, il est indispensable d’en démocratiser l’accès et d’y intégrer la logique économique

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Excellence-driven mobility in Europe through graduate programs

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Mobility fluxes of PhD students reflect both the map of excellence in research and the map of barriers and incentives to mobility. Facilitating the migration of the brightest students by lowering barriers and providing the right incentives thus shapes the geography of academic excellence over time. We believe in the necessity of setting up a graduate mobility programme in Europe, primarily driven by excellence criteria.
Europe has already numerous assets (different and complementary fields of excellence, an appropriate instance of evaluation with the ERC, and already existing excellent, innovative PhD programs). Europe should set up a light and incentive machinery that will support graduate student mobility, through the implementation of evaluation and labelling system. The best graduate programs should receive a quality label, which would provide access to EU resources. This system will allow the best programmes to grow, get established and be copied